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Parlement Européen : Sylvie Guillaume élue Vice présidente du groupe Socialistes & Démocrates

jeudi 26 janvier 2012

Sylvie Guillaume, députée européenne -
Suite à l'élection de Martin Schulz à la présidence du Parlement européen le mardi 17 janvier dernier, le groupe Socialistes et Démocrates au Parlement européen a élu un nouveau président et a renouvelé son bureau, composé de 9 vice président-e-s.
Parmi eux, l'euro-députée lyonnaise Sylvie Guillaume, candidate au nom de la Délégation socialiste française, a été élue vice-présidente du groupe Socialiste et Démocrates.
A l'issue d'une première réunion du bureau du groupe le 25 janvier 2012, les délégations ont été réparties et Sylvie Guillaume sera donc en charge de l'Europe des Citoyens (suivi des travaux des commissions parlementaires Libertés civiles, justice, Affaires intérieures ; Affaires constitutionnelles ; Affaires juridiques ; et Pétitions). Par ailleurs, elle a proposé à ses collègues de se charger d'une mission supplémentaire autour de la mobilisation de la jeunesse sur les enjeux européens, ce qu'ils ont accepté.
"Les défis sont nombreux sur les sujets dont je vais avoir la responsabilité. Les Socialistes et Démocrates ont la responsabilité d'avoir une parole forte et claire contre la perpétuelle tentation du repli sur soi des droites européennes au Parlement et au Conseil.", a-t-elle indiquée, avant d'ajouter :" Je suis  convaincue que pour inverser la méfiance des citoyen-ne-s envers l'Union européenne, cela passe nécessairement par la mobilisation de la jeunesse. Les plus jeunes générations ont grandi avec l'Union, l'euro, la libre circulation et le programme Erasmus... Nous avons la responsabilité, comme décideurs européens, d'écouter et d'impliquer ces millions de jeunes citoyen-ne-s pour redonner un souffle démocratique indispensable à l'Union européenne".
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le groupe de l'Alliance progressistes des Socialistes et Démocrates au Parlement européen est composé de 190 membres, c'est le deuxième groupe le plus important du Parlement derrière le PPE.

Le président du groupe est Hannes Swoboda (Autriche)
Les 9 vices président-e-s sont, par ordre alphabétique :
Véronique De Keyser (Belgique)
Enrique Guerrero-Salom (Espagne)
Sylvie Guillaume (France)
Stephen Hughes (Royaume Uni)
Rovana Plumb (Roumanie)
Bernhard Rapkay (Allemagne)
Libor Rouček (Tchéquie)
Patrizia Toia (Italie)
Marita Ulvskog (Suède)
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Transparency International : "La corruption renforce la crise"

jeudi 1 décembre 2011

transparency international
Selon le rapport annuel de Transparency International publié le jeudi 1er décembre, la corruption renforcerait la crise de la dette en Europe. Le rapport insiste sur les mauvaises conditions de la Grèce et de l'Italie. Selon cette Organisation Non Gouvernementale (ONG) contre la corruption, les difficultés économiques que traverse la zone euro sont "en partie liées à l'incapacité des pouvoirs publics à combattre la corruption et l'évasion fiscale qui comptent parmi les causes principales de la crise". 
Sur 182 pays que Transparency International a classés, l'Italie se place à la 69e place et la Grèce à la 80e. La crise européenne "reflète une faible gestion financière, un manque de transparence ainsi qu'une mauvaise utilisation des fonds publics", a évalué Robin Hodess, directrice de recherche au sein de Transparency International. 



Une meilleure gouvernance est donc vivement recommandée par l'ONG pour éviter les abus. Le rapport de Transparency International sort au moment où la Cour européenne des Droits de l'Homme a rendu sa décision, la veille, sur la levée d'immunité d'un de ses membres roumain, Corneliu Birsan ; dont la femme a fait l'objet d'une enquête pour corruption.

2011 – une crise de la gouvernance
Les manifestations de l’année 2011 témoignent de la colère ressentie contre la corruption dans le monde politique et le secteur public : la corruption continue d’affaiblir de trop nombreux pays à travers le monde, d’après l’Indice de perception de la corruption 2011 de Transparency International. Il montre que certains gouvernements échouent à protéger leurs citoyens de la corruption, qu’il s’agisse de détournements de ressources publiques, de pots-de-vin ou de prises de décisions tenues secrètes.
Transparency International a signalé que les manifestations organisées à travers le monde, souvent alimentées par la corruption et l’instabilité économique, montraient clairement que les citoyens avaient le sentiment que leurs dirigeants et institutions publiques n’étaient ni assez transparents, ni assez responsables.
« Cette année nous avons vu la corruption dénoncée sur les banderoles des manifestants, riches ou pauvres. Que ce soit dans l’Europe touchée par la crise de la dette ou dans le monde arabe qui entrent dans une nouvelle ère politique, les dirigeants doivent entendre ces aspirations à de meilleurs gouvernements », a déclaré Huguette Labelle, la Présidente de Transparency International.

Indice de perception de la corruption 2011 : les résultats
L’indice note 183 pays et territoires de 0 (extrêmement corrompu) à 10 (extrêmement intègre) selon les niveaux de corruption perçus dans le secteur public. Il utilise les données de 17 enquêtes portant sur des facteurs tels que l’application des lois anticorruption, l’accès à l’information et les conflits d’intérêts.
Deux tiers des pays classés ont un score inférieur à 5.
La Nouvelle-Zélande arrive en tête, suivie de la Finlande et du Danemark. La Somalie et la Corée du Nord (incluse dans l’indice pour la première fois) sont dernières.
« L’année 2011 a vu le mouvement pour plus de transparence prendre un élan irrésistible car les citoyens du monde entier exigent que leurs gouvernements leur rendent des comptes. Les pays les mieux placés démontrent que les efforts à long terme pour améliorer la transparence peuvent, s’ils sont maintenus, être fructueux et profiter aux citoyens », a commenté le Directeur exécutif de Transparency International, Cobus de Swardt.
La plupart des pays du Printemps arabe sont classés dans la moitié inférieure de l’indice, avec un score inférieur à 4. Avant le Printemps arabe, un rapport de Transparency International portant sur la région soulignait que le népotisme, les pots-devin et le clientélisme étaient si profondément ancrés dans la vie quotidienne que même si des lois anti-corruption étaient en place, elles n’avaient que peu d’effet.
Les pays de la zone euro atteints par la crises des dettes, en partie en raison de l’échec des autorités à empêcher la pratique des pots-de-vin et l’évasion fiscale, facteurs clés de cette crise, font partie des pays de l’UE ayant reçu les scores les plus bas.
G.R.
(redaction@LYonenFrance.com)

Pour le classement complet, rendez-vous sur : www.transparency.org/cpi .  L’indice de perception de la corruption est extrait de 17 différentes enquêtes et évaluations. Le score d’un pays ne peut être comparé d’une année sur l’autre. Des informations sur comment l’indice est élaboré sont disponibles dans la FAQ. ----------------------------
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Les eurodéputés sceptiques sur le "capitaine" Sarkozy...

jeudi 27 octobre 2011

"Nicolas Sarkozy aime se donner des allures de grand capitaine, mais au niveau de l'Europe et face à Angela Merkel, il fait plutôt figure de junior"... La formule est assassine, elle est signée Pierre Moscovici, mais elle traduit bien le scepticisme avec lequel la classe politique et les élus d'opposition ont accueilli la nouvelle annonce, le 27 octobre, du "sauvetage de la zone Euro"...
Paradoxalement, le Président français a du manger son chapeau : lui qui n'avait pas craint de faire annuler, par ses déclarations sur le Tibet, le sommet Chine/Europe organisé durant sa présidence française de l'Union en 2008 (lire ici) , n'a pas hésité à faire appel... au  gouvernement chinois pour renflouer le Fonds Européen de Stabilité Financière !
Pour la délégation des eurodéputés socialistes français, le Conseil européen n'a fait qu'"entériner" la dégradation de l’Europe.
Dans son intervention, Catherine Trautmann a exprimé les motifs de soulagement : "L'accord de cette nuit a le mérite d'exister car nous pouvions craindre un nouvel échec, l’effort européen en faveur de la Grèce est accru, la recapitalisation des banques est initiée et le fonds de sauvetage est renforcé ", a relevé la présidente de la délégation socialiste française.

"Les Chinois ne nous tendent pas la main par pure amabilité..."
Mais tous ne sont pas d'accord et le député Vert allemand Daniel Cohn Bendit s'est offusqué de la large place laissée à la Chine dans ce sauvetage. "Les chinois ne nous tendent pas la main par pure amabilité" a-t-il déclaré en substance sur France Inter, en regrettant que les banques soient encore une fois re-capitalisées sans qu'en contrepartie une volonté ne se dégage pour redonner le pilotage du navire aux politiques. 
La droite européenne souhaite imposer un "pacte Euro plus"
"Force est de constater que la droite européenne souhaite mettre en œuvre le "pacte euro plus" qui vise à repousser l'âge de départ à la retraite à 67 ans, flexibiliser le marché de l'emploi en remettant en cause le droit du travail et enfin permettre à la Commission européenne de passer outre la délibération démocratique des parlements nationaux en amendant directement les textes budgétaires préparés par les Etats membres", indiquent les eurodéputés socialistes. Pour Liêm Hoang-Ngoc, c'est une capitulation du Président de la République française  face à la stratégie voulue par la chancelière allemande .



La perte d'autorité des élus au profit de la commission et des institutions financières indépendantes...
Pour l'eurodéputée lyonnaise Sylvie Guillaume, le paradoxe est flagrant. "Quel poids a donc le Parlement en intervenant une fois l’accord obtenu? Il est faible en effet. Commenter le match une fois qu’il est terminé montre bien à quel point le Parlement aura été, une fois de plus, la dernière roue du carrosse européen", s'indigne-t-elle dans un communiqué... Si Sylvie Guillaume assure se réjouir de l’obtention d’un accord sur une décote de 50% de la dette souveraine grecque auprès des établissements bancaires, "ce qui redonnera de l’oxygène à l’économie et a fortiori au peuple grecs", elle regrette elle aussi que la recapitalisation des banques et le renforcement du FESF attenants seront peut être insuffisants, s’il faut demain – et le risque est grand – garantir un défaut espagnol ou italien.

De nouveaux plans d’austérité, et donc de hausse du chômage et de récession
Le sommet du 21 juillet était déjà censé être le sommet de la dernière chance. A peine trois mois après,   Nicolas Sarkozy ne semble avoir rien obtenu de ses objectifs face à Angela Merkel : le renforcement du FESF n’est pas suffisant, et l'idée de "règle d’or" annonce de nouveaux plans d’austérité, et donc de hausse du chômage et de récession.
Gilles Roman
(redaction@LYonenFrance.com)


Dans une émission fournie "clé en main" aux télévisions publiques et produite par  une société privée avec des journalistes choisis par l'Elysée (lire ici) , Nicolas Sarkozy a l'intention "d'expliquer et de faire de la pédagogie"...  En d'autres termes, "il veut montrer à quel point sa cape de Superman lui sied au teint", s'amuse Sylvie Guillaume.
Mais ne soyons pas naïfs. L’accord est trop tardif, insuffisant, et on peut parier que d’ici quelques mois, un nouveau « sommet de la dernière chance » sera nécessaire pour « rassurer les marchés » et « éviter l’implosion de la zone euro »

Les conclusions du sommet de l'eurogroupe font l'apologie de politiques d'austérité qui font craindre un plongeon de l'Europe dans la récession. L'invitation faite aux Etats Membres d'inscrire dans le droit national "au niveau constitutionnel ou équivalent" les règles du pacte de Stabilité et de Croissance renforcé, notamment la règle d'or, avant la fin de 2012 restreint dogmatiquement le champ des choix démocratiques et fait entrer le thème du référendum (en vue du changement de la constitution) dans les thèmes de la campagne présidentielle.
Beaucoup regrettent que ce sommet ait encore manqué l'occasion de "transformer le FESF en embryon de Trésor européen", émettant des euro-obligations que la Banque Centrale serait autorisée à racheter... Cela aurait permis d'éviter de lier la dette des Etats et le sauvetage des banques à des fonds souverains extérieurs à l'Europe. 
Au nom de l’ensemble de la délégation socialiste, Catherine Trautmann revient en conclusion sur la question démocratique : "Le Parlement européen a été privé de débat avant le Conseil européen, tout comme l’ensemble des parlements nationaux. L’avenir des européens mérite un véritable débat public : les décisions doivent être prises avec le Parlement européen ".
G.R.
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Aide alimentaire, les socialistes indignés par l'Europe...

samedi 22 octobre 2011


Nicolas Sarkozy et Angela Merkel sont-ils plus préoccupés par le sauvetage des banques que par celui du programme européen d'aide alimentaire ? C'est en tous cas la question que posent les députés de la gauche européenne, indignés par les dernières décisions concernant le Plan Européen d'Aide Alimentaire (PEAD). 
Le Conseil des ministres européens de l’Agriculture et de la Pêche a une nouvelle fois échoué, le 20 octobre 2011, à trouver un accord pour maintenir le programme d’aide alimentaire aux plus démunis. La délégation socialiste française a appelé solennellement les pays qui constituent la minorité de blocage à ne pas mettre fin à ce programme européen hautement symbolique en prétextant du principe de subsidiarité.

Au nom de l’ensemble de la délégation socialiste, Catherine Trautmann rappelle que "derrière ce programme, fondamental pour des millions d’européens, se joue la perception de l’Union européenne par les citoyens : ces 500 millions d’euros font annuellement la preuve par l’exemple que l’Europe est utile et réactive aux difficultés qu'ils rencontrent. Abandonner ce programme tout en renforçant toujours plus l’austérité ne peut que dégoûter les européens de la construction européenne et renforcer les populismes", ajoute-t-elle.

"Il est temps que cesse ce débat qui n’aurait jamais dû exister. Nous attendons du Conseil européen de dimanche qu’il mette un terme à ce triste spectacle", conclut la présidente de la délégation socialiste française.

L'Eurodéputé belge Marc Tarabella rappelle quant à lui que cette rencontre a en toile de fond la décision désastreuse de la Cour de Justice Européenne de retirer 400 millions d'Euros de l'aide européenne aux citoyens fragilisés, et la position égoïste de plusieurs Etats Membres. "43 millions d’Européens sont concernés par la pauvreté alimentaire et 80 millions vivent sous le seuil de pauvreté sur notre continent." précise le député européen qui avait organisé en juillet une rencontre de sensibilisation chez le Président du Conseil Herman Van Rompuy.

Il est aussi bon de rappeler que c'est une plainte déposée par l'Allemagne (et soutenue par 5 pays européens) devant la Cour européenne de justice qui a contraint la Commission européenne à diminuer de 80% l'aide alimentaire pour les personnes plus fragiles. "C'est une véritable catastrophe humanitaire qui pointe à l'horizon 2012. L'Europe doit prendre ses responsabilités, sans quoi elle se rendra complice de non-assistance à personnes en danger" assure Marc Tarabella.
G.R.
(redaction@LYonenFrance.com)
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Cellules souches : la justice européenne "exporte" les chercheurs...

mercredi 19 octobre 2011

Cellules souches : une décision de la Cour de justice de l'Union européenne déchaîne les oppositions : Hier, la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) a rendu une décision interdisant le brevetage des recherches sur ces cellules souches humaines, au motif qu’un ovule, dès qu’il est fécondé, doit être considéré comme un embryon humain en développement. 
Bien que les organisations catholiques aient salué la décision, une partie des experts scientifiques craint qu’elle ne chasse les chercheurs vers des pays qui acceptent ces recherches (États-Unis, Chine…). 
La Commission a annoncé qu’elle examinerait la décision afin de savoir si l'interdiction concerne expressément la recherche sur les cellules souches humaines, ou sur la commercialisation des résultats.La recherche et l’exploitation des cellules souches sont présentées par de nombreux experts scientifiques comme une panacée possible à de nombreux maux (maladie de Parkinson et autres maladies génétiques).
 Les cellules souches sont des cellules embryonnaires non déterminées qui seraient capables, si la recherche aboutit, d’être transformées en peau, voire en organes. 
Si la recherche sur les cellules souches animales ne pose pas de problème, celle sur les cellules souches humaines est au centre de controverses alors qu'elles représentent un fort potentiel dans le domaine médical. 
(Source : Europe Midi, la lettre du Mouvement européen France)

En bref :
UE/Education : Le réseau Eurydice, spécialiste des systèmes éducatifs et des politiques d’enseignement en Europe, vient de publier un calendrier scolaire européen pour l’enseignement primaire et secondaire de tous les pays européens. Un grand tour d’horizon des vacances et des semaines travaillées pour les écoliers et lycéens !

UE/Finances : Les voix en faveur de la création d’une plus grande intégration économique et financière européenne se multiplient. Alors que le Premier Ministre néerlandais Mark Rutte propose la création d’un Commissaire au budget, Jürgen Stark, économiste en chef de la Banque Centrale Européenne (BCE), a plaidé hier devant des eurodéputés pour la création d’un Ministre des finances européen, afin d’apporter plus de crédibilité et de cohérence au sein de la zone euro.

UE/Japon/Corée : Les conséquences d’un accord de libre échange conclu entre l’UE et la Corée en janvier 2010 poussent aujourd’hui le Japon à vouloir faire de même. C'est la perte de compétitivité régionale qui conduit le Japon à vouloir signer cet accord qu'il avait toujours refusé.
G.R.
(Redaction@LYonenFrance.com)

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